flux

Hurler d’eau, de vent, de pieds qui reculent. Sans effort je crie sous la surface.

Sortir mes armes. Ne plus croire, rassembler les charges.

Danser sous l’ancienne poulie, amère et sobre.

Regarder. Ne plus avaler de ponts.

Les fermes défilent sans creuser la vague des étreintes.

Vagabonder sous les perles.

Reconnaître le flux du dérangement.

Qu’y a t’il sous la braise qui ne reflète plus la mort?

Bois en linceul, palmes de fer, soubresauts mal polis, trop noirs, trop gros, trop tout.

Sans hâte, brûler la bave. Négliger.

Brûle les fleurs de manganèse. Brûle le noeud sans chair, éventé.

Rictus et masques cendrés, je ne cherche plus ni la bosse, ni la roue.

Étreinte bienveillante en granit, le feu grandi.

Brandir la masse des éclatés sans se retourner. Marcher engluée.

Si seulement les arbres mentaient un peu. Si en accord, ils disparaissaient.

Si, par mégarde, parler empoisonne.

Jamais les pleurs n’initieront la couleur.

Novembre 2020

Marie Boulanger

30 vues2 commentaires

Posts récents

Voir tout

UN PROMENEUR, DEUX PROMENEURS ...

De l’autre côté de la rue, là où il y a un trottoir, je vois toutes sortes de gens circuler, surtout aux heures d’arrivées et de sorties d’école. Les brigadières scolaires s’intéressent surtout au

La souffrance de l'allumette

L’allumette de mon âme est mince comme une ombre. L’odeur souffrante du brin de bois qui se consume atteint mes narines. Et un pédalo passe, gros, gras et très bruyant. La subtilité du pédalo n’a jama

ÉCRITURE AUTOMATIQUE

LA SEULE BONNE CHOSE EST QU'IL N'Y A PAS D'OMBRE LA NUIT A la surface de l'eau salée une barge transporte une casquette vers l'horizon, la même où la morue a toujours vécue. Mais aujourd'hui c'est bi

  • Facebook
  • Twitter
  • Pinterest
POUR RECEVOIR LA LISTE HEBDOMADAIRE DES NOUVEAUTÉS ET ACTIVITÉS LITTÉRAIRES, INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE INFOLETTRE
  • Pinterest
  • Facebook Social Icône
  • Twitter Icône sociale

© 2021 Éditions Parenthèses