Surnom

ChicoineL, est le surnom qu’elle s’est donné. Elle désire passer incognito et en même temps, elle voudrait être connue. Laisser sa trace. L’ambivalence la caractérise.

Elle a toujours eu une passion pour les mots, une vraie boulimique. Des livres, partout des livres. Très jeune, elle a eu envie d’écrire. Elle a même participé aux concours de Radio-Canada. De la poésie qui rimait mais qui n’avait rien à voir avec le Refus global. Très jeune, ChicoineL a mangé sa claque. On la consolait. On lui disait, écris pour toi. Ce qu’elle voulait, c’était être lu, est-ce si difficile à comprendre ? Un jour, quelqu’un a reconnu sa voix et il lui a dit vous n’avez jamais publié ailleurs ? Il fut surpris par sa réponse. C’est ainsi, qu’elle a laissé un léger graphitie dans la revue Mobius et quelques nouvelles et haïkus ici et là.

Toute sa vie, elle s’est occupée des autres. Elle a côtoyé des petits Mozart qu’elle ne voulait pas assassiner et elle a conduit vers l’âge adulte deux belles filles. Elle composait des comptines, des petites histoires pour enfants. Disons-le, ChicoineL était une femme orchestre.

Un jour, elle s’est retrouvée seule, sans obligation, sans but. Elle est passée d’une vie organisée à une vie à organiser. Pour elle. J’écrirai quand je serai à ma retraite, s’était-elle dit. Mais tout n’est pas si simple…

Écrire un roman ou ne pas écrire un roman : telle est la question qui la ronge, qui l’a rongée toute sa vie. Tous ces auteurs qui trainent dans les librairies lui font peur. Ils rajeunissent en plus. La vie dans le monde des livres est un combat, pense-t-elle. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Au lieu d’écrire un roman, n’est-il pas préférable d’écrire un livres de recettes ?

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