Journal Mireille jour 5

Mis à jour : mars 31


Jour 5, ce 30 mars 2020 Je suis ankylosée. Le martèlement des gouttes de pluie sur mon balcon est mon fond sonore. Dehors, les stationnements et la rue principale sont presque entièrement désertés. Sans enthousiasme, je me décide à remettre ce vidéo trouvé il y a quelques temps sur You Tube; dix minutes d'exercices intenses entrecoupés de courts intervalles. Je me fais violence. Je suis plus essoufflée que d'habitude.J'y parviens néanmoins.

Ensuite, me donnant congé de jogging extérieur vu la température, j'improvise une suite de sauts sur place divers, pas trop difficiles, durant vingt-cinq minutes. J'entreprends par la suite le volet ''musculation''; aujourd'hui, les muscles fessiers! De grosses bouteilles d'eau me tiennent lieu de poids de fortune. J'écoute la musique aimée, qui m'accompagne et me porte un peu. La fatigue est là, surtout à la fin. Je m'y suis rendue.







Jour 4, 28 mars 2020

(j'ai triché, j'ai recréé l'ambiance d'une scène du passé. bien que je retrouve encore parfois une partie de ceci) p.s. j'ai énormément de misère , à date, à rester à 100 caractères. Il faut que j'y travaille.

Se réveiller en sursaut, se lever précipitamment après cinq heures de sommeil.

Le shift de jour... La douche expédiée, trouver une tasse pas trop sale parmi le monceau de vaisselle, la rincer négligemment et y verser le café, trop vite. En renverser sur le comptoir; une partie coule sur le plancher. On ramassera ça en r'venant. Fouiller la montagne de vêtements en quête de morceaux encore propres. Trouver deux bas dépareillés, en nylon et en coton, heureusement tous deux noir. Chercher en vain un document dans une pile en équilibre précaire comptant un ''Chatelaine'' de mai '95, une carte d'anniversaire jamais envoyée, la pochette du disque ''Foxtrot'' de Genesis, une vieille déclaration d'impôt, un cahier du journal ''La Presse'', une lettre d'un ancien amoureux, etc. La passe de bus introuvable. Être déjà en retard de toute façon.

Appeler, encore une fois, le taxi.

Jour 3 :

(pas capable d'ajouter mon 'jour 3' aux deux premières entrées, je dois donc faire une publication séparée pour cette entrée-ci ) J'ai acheté ce E-book, The Living Mountain. Ce livre un peu inclassable est une chronique, un témoignage aimant et philosophique de la profonde connaissance qu'a l'auteure des montagnes du parc des Cairngorms, en Écosse.

Endroit aimé; j'y étais, en 2008.

Je lis ce texte écrit en anglais dans une langue plutôt recherchée sans l'être à l'extrême. Je ne suis pas encore bilingue, donc je bute sur plusieurs mots; je les surligne dans le texte pour y revenir plus tard. La lecture m'est difficile. Je suis un peu découragée.

Je me suis embarquée dans ce truc, ce Book Club, comme si j'en avais le temps. Mais le livre proposé parle de mon Écosse, comment résister. À force de lire, la difficulté s'aplanit, celà ''coule'' davantage. Je comprend bien le sens général, même si je dois parfois lire deux fois le même paragraphe. L'effort est consenti, et paie : Je serai meilleure en anglais. Et je constate que mon amour pour l'Écosse vit encore en moi et ne demande qu'à être réveillé.

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