SOUS MES HABITS JE SUIS NUE

Mis à jour : 15 sept. 2019

Une chaleur suffocante réduit l'air devenu impossible à respirer, la poussière de sable des dernières tempêtes retombe sur le sol brûlant. La musique étourdie , crie ses youyous perçants, aigus comme le feedback d'un gros Steinway accrochés aux lampadaires des deux côtés de la rue étroite, des complaintes sortants de la gorge étouffée par la souffrance et la détresse des siècles où la superficie des pays s'est aggrandie. Les hommes portent des Kamis bruns cachants leurs awras, trop lourds à porter en cette journée écrasante, ils méditent en silence. De jeunes garçons courrent après les Américains ATTINI FLOUS ATTINI FLOUS !! D'autres touristes descendent d'un autobus climatisée, rapidement ils ajustent leur ihone et shootent des souvenirs à afficher dans leur salle à manger où rien ne manque sinon la modestie. Al Casbah, raison première de leur périple apparait enfin droit devant eux, la Ville Sainte construite il y a neufs siècles pour se protéger de l'ennemi. Les voyageurs pénêtrent dans la Cité Sainte en traversant une immense porte tout en métal, des murs épais en pierres grises, des tourelles pour scruter l'horizon où derrière les Oasis se cachaient l'ennemi. La musique s'est arrêtée, on entend les crieurs du marché annoncer leurs produits. Des corridors sombres ,des tapis berbères suspendus, des artisans cisèlent leurs assiettes de cuivre, le bruit des marteaux semblable au forgeron de notre enfance, l'odeur de Safran, de Coriande,et du Cumin irritent les narrines, parfums d'Orient mystérieux. Une rigole coule au milieu du corridor sert d'égout. Une marée d' Abayas marchentl lentement, leurs pas rythmés, la lumière est sombre, elles se tiennent près l'une de l'autre le blanc de leurs yeux accentués par le noir du Khol percent l'obscurité et cache leur corps emprisonné. LE SILENCE DISPARAÎT DANS DES ABRIS OÙ LES CRIS SE RÉFUGIENT

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