Ecritureautomatique

Mis à jour : 22 nov. 2020

Journalistes perdus dans les dédales sabrés. Bisoutant les enceintes rapeuses des assoiffés d’amour. Raccourcissant les morves d’antan, de quoi farcir les rêves de sucre et doucher le temps d’effroi. Heureusement que l’arbre voit les affaires des glaces givrées tourner au ralenti. C’est tout ce qu’il reste ici. Des pierres, des lunes, des hosties blanches perdues, bavant l’amande sonore, le bouclier des trêves. L’auriculaire demande l’aumône aux passants sauvages. Ils n’ont pas vu les chants de gloire des âmes ensevelies de beauté. Les luttes ensanglantées glapissent sous les feuillages froissés. Ça suffit maintenant. L’oseille des mains rugueuses se dissout. Il ne reste rien. Juste l’amour absous de toute chose. Défroissé, embrassé, susurré, délivré.

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